Action think-tank N°2

Nous avons élaboré une charte sous forme de déclaration universelle (texte draft en cours de validation) pour revendiquer et faire valoir le droit des citoyens à l'emploi.

Cette déclaration constitue le socle d'une lutte qui pourra transformer le monde.

Merci de nous faire parvenir vos avis et commentaires, ainsi que toute votre attention et votre soutien. 

 

Déclaration universelle du droit de l’homme au travail

 

Charte des droits de l’homme

à l’emploi

 

 

Nous citoyens de tous les continents,

 

  • Considérant l’article 23 de la Déclaration des droits de l’homme signée le 10 décembre 1948 par l’assemblée générale des Nations Unies : « toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage »

 

  • Considérant l’article 15 (liberté professionnelle et droit de travailler) de la Charte des droits fondamentaux adoptée le 7 décembre 2000 par l’Union Européenne : « toute personne a le droit de travailler et d’exercer une profession librement choisie ou acceptée »

proclamons que :

Article 1 : Le droit de l’homme au travail est un droit universel, opposable aux états.

Article 2 : Le droit de l’homme au travail est un droit fondamental, indispensable au maintien de la santé psychique et physique de l’homme.

Article 3 : La négligence du droit de l’homme au travail par les états représente une atteinte criminelle à l’intégrité et à la dignité de l’homme.

Article 4 : Le droit de l’homme au travail est indissociable du droit à la formation pour tous.

Article 5 : La reconnaissance du droit de l’homme au travail induit une obligation de résultat appartenant aux états, au titre de leur mission d’aménagement des conditions propices au développement de l’emploi.

Article 6 : Le principe du droit au travail doit faire l’objet d’une application tangible par les états, en vue et de manière à garantir l’accès égalitaire des citoyens à tous les autres droits humains généralement garantis (dignité, égalité,  liberté, éducation, santé, sûreté, défense, expression, participation).

Article 7 : L’application du droit au travail s’impose aux états en référence à l’article 25 de la Déclaration des Droits de l’Homme : « toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité » - et - « toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et celui de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux et les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté ».

Article 8 : La reconnaissance du droit de l’homme au travail passe par la reconnaissance première du droit de l’homme à occuper un emploi - l’emploi étant défini comme une fonction qui permet à l’homme de se sentir utile à la société.

Article 9 : Le droit de l’homme au travail correspond à un droit universel, inaliénable et inconditionnel de l’homme à l’emploi et à la formation - l’emploi et la formation étant définis comme toutes activités réalisée par l’homme en vue de satisfaire ses besoins vitaux, de nature physique, psychique, intellectuelle, culturelle et sociale.

Article 10 : La mise en œuvre du droit de l’homme à l’emploi par les états est conditionnée à une démarche volontariste de réorganisation socio-économique, à conduire localement, nationalement et sous l’égide de l’ONU.

Article 11 : L’instauration d’un droit de l’homme à l’emploi fait partie des acquis historiques de l’humanité et marque l’évolution des civilisations modernes vers un mode de fonctionnement garantissant la justice sociale et la paix.

Article 12 : A défaut de la capacité à octroyer à leurs ressortissants un droit tangible à l’emploi, les états sont tenus d’aménager un système monétaire durable qui permette d’assurer le versement d’un revenu universel à ces derniers.